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Sauvons Mably : ma vie paisible avant mon accident

Une vie remplie de bonheur avant mon terrible accident

octobre 26, 2014 12:03 by: catégorie: Sauvons Mably Laisser un commentaire A+ / A-

Mably x3

Une vie que beaucoup de chevaux peuvent m’envier !

2ème partie

Comme dit dans la première partie de mon histoire, je m’appelle Mably. Je suis un réformé des courses qui a eu de la chance de ne pas finir à l’abattoir grâce à une amie formidable !

MA VIE AU PRE

Ma nouvelle famille m’a recueilli et je coule des jours heureux en compagnie d’autres chevaux. Bien entendu, il a fallu que je fasse ma place au sein du troupeau et cela n’a pas été facile les premiers jours. Mais je suis un crack, je cours vite et ils ont du mal à me rattraper pour m’asséner quelques coups de dents.

Etant maintenant en pleine forme, les juments ne sont pas insensibles à mon nouveau charme et j’apprécie cette nouvelle marque de sympathie.

Marie et sa mère viennent me rendre visite tous les jours, elles m’apportent ma nourriture et des carottes. Je suis heureux !

MABLY ET SON ATTACHEMENT POUR MARIE

MABLY 2

Un beau jour, je n’aperçois que la maman de Marie à la porte de mon pré. Je suis donc très inquiet et  me demande pourquoi, Marie  n’est pas venue.  Puis les jours passent et je ne la vois toujours pas.

Je suis très triste, je refuse la nourriture que sa mère (Françoise) me propose, pourtant moi, si gourmand. Je ne prends même plus de plaisir à brouter l’herbe si verte de mon pré. Je déprime !

J’ai su par la suite que Marie était partie quelques jours en vacances chez son père et que sa mère, très inquiète pour ma santé, avait décidé d’appeler le vétérinaire. Marie, contactée par téléphone, a préféré revenir pour me voir.

Quelle joie, dès que je l’aperçois à la porte du pré. Je bondis de plaisir pour la rejoindre au petit trot, et je dévore toute la ration de granulés et de carottes. Marie ne m’a pas abandonné.

A ce moment là, j’ai compris qu’elle s’absenterait de temps en temps, je m’attache donc à Françoise pour que la séparation me semble moins dure. Cependant,  j’attends toujours son retour avec impatience.

MARIE ET MOI : UN SUPER TANDEM !

Mably ♥♥

Quelques temps après, j’ai un abcès qui se forme à mon pied. On décide donc de me ramener au centre équestre « le cheval autrement » pour me soigner quotidiennement.  C’est là où monte Marie et c’est un autre environnement, mais je me sens bien.

Une fois guéri de mon abcès, Laure, la monitrice, décide de me faire retravailler un peu, ce qui n’est pas chose aisée. Je préfère ma retraite au pré.

Puis, me rappelant le monde des courses, la tentation est trop forte pour moi, je souhaite m’offrir un grand galop. J’en oublie Marie qui termine les fesses au sol. Quant à moi, je fonce, crinière au vent, saute la corde qui referme la carrière pour terminer tranquillement dans mon pré.

Tout le monde a eu très peur, mais personne ne s’est blessée. La séance de travail s’est terminée dans un grand fou rire pour les humains.

concours dressage

Pendant deux ans, Marie et moi formons un couple formidable. Je fais un peu de dressage car je suis assez doué. On a même fait un concours.

J’ai aussi fait de l’Equifeel. En ce qui concerne les balades, il y a trop d’insectes en forêt, cela m’agace et je deviens un cheval chatouilleux et chaud.

Equifeel ♥ Mably ♥♥

 

Malheureusement, les courses ont fragilisé mes cervicales ce qui est très douloureux surtout quand je suis monté. De ce fait, Marie décide de me laisser profiter tranquillement de ma retraite.

Je passe donc mon temps dans un immense paddock herbeux en compagnie de mes copains. C’est un avantage de rester au club car on voit du monde, si on est malade, on est rapidement soigné et je peux être douché quand il fait très chaud.  Je suis bien surveillé.

 

MON NOUVEAU PRE : UN ACCIDENT EST SI VITE ARRIVE !

C’est trop beau pour que cela dur, et la vie n’est pas un long fleuve tranquille, elle est parsemée d’embûches et j’en ai fait les frais.

Pour que je sois mieux installé, Françoise, la mère de Marie, décide de m’envoyer dans une plus grande pâture herbeuse. C’est là où ils emmènent les chevaux en vacances après la saison. Toutefois, le champ magnifique  n’est pas accolée au centre équestre, il se situe un peu plus loin.

Marie  n’y est pas favorable, elle préfère me laisser au club car il y a une meilleure surveillance.  Cependant, Françoise insiste pour mon bien. C’est une très mauvaise idée !

Un matin, Laure téléphone à Françoise et Marie pour les informer que je ne peux plus poser le postérieur droit au sol. Je souffre terriblement. Elles décident de me ramener au club. Mon boulet est très gonflé et je monte péniblement dans le camion. La douleur est insupportable. Cependant, mon membre n’est pas chaud et je n’ai pas de fièvre.

 

LES AVIS DES SPECIALISTES

On appelle le vétérinaire qui diagnostique un abcès. Quant au maréchal ferrant, il penche pour une entorse. Les avis sont très partagés et la douleur est toujours intense.

Durant une semaine, de nombreuses personnes me manipulent le postérieur pour comprendre la cause du mal. La douleur est de plus en plus violente, mais je reste calme et patient. Marie va bien trouver pourquoi je souffre.

Une semaine après, mon boulet est toujours très gonflé et je ne peux toujours pas poser mon postérieur, mon corps fatigue terriblement, je ne sais plus comment me mettre dans mon box.

 

LE TERRIBLE DIAGNOSTIC 

Boulet Postérieur Gauche Face-     Scan0011

Françoise décide de faire appel à un vétérinaire qui intervient à l’hippodrome situé juste à proximité du club.  Cette vétérinaire s’est déplacée pour venir me voir et a tout de suite compris la gravité de la situation. Elle n’a même pas cherché à me manipuler. Elle a rapidement compris que c’est très grave.

Deux radios ont confirmé une fracture articulaire déplacée du boulet droit et une fissure. 

Je dois subir une opération pour que je puisse poser mon pied et remarcher. Dans le monde des courses, on m’aurait euthanasié pour une simple fracture car un cheval inactif coûte cher. Ma fracture est beaucoup plus complexe. Et oui, on a manipulé pendant une semaine mon postérieur pour mieux cerner le problème.

Le coût de l’opération s’élève à 3 000 € sans compter les frais annexes ! Marie est effondrée car sa mère ne dispose pas des fonds nécessaires pour me soigner.

 

Troisième partie à venir : un plâtre pour échapper à une mort certaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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